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L’incroyable histoire du câble à plusieurs millions : Pourquoi Renault est « scotché » en Allemagne

Allemagne Clio 5

C’est l’histoire d’un petit câble qui fait déraper un géant. En Allemagne, pays de l’automobile reine, la firme au Losange vient de subir un coup de frein brutal. Par une décision de justice tombée le 5 février 2026, Renault a reçu l’ordre de suspendre la vente de ses deux stars : la Clio 5 et la Mégane E-Tech. En cause ? Une sombre affaire de brevets qui ressemble à un combat entre David et Goliath.

Un procès pour une histoire de prises

Tout part d’une plainte déposée par le géant américain de l’électronique, Broadcom. Ce dernier accuse Renault d’avoir utilisé, sans payer de licence, une technologie de connexion pour les câbles réseau Ethernet.

Le verdict du tribunal de Munich est sans appel : interdiction de commercialiser ces modèles outre-Rhin. Si pour l’instant les voitures sont toujours configurables sur le site allemand, l’épée de Damoclès est bien réelle. Pour que l’interdiction soit effective, Broadcom doit simplement déposer une caution de plusieurs millions d’euros. Autant dire que le chèque est probablement déjà en route.

Le scénario catastrophe : Rappel ou destruction ?

Si Renault ne trouve pas de sortie de secours, les conséquences pourraient être dignes d’un film de science-fiction. La justice exige non seulement l’arrêt des ventes, mais aussi :

  • La modification technique de tous les modèles déjà en circulation.
  • Ou, plus radical encore, le rachat et la destruction pure et simple des véhicules concernés.

Imaginez des milliers de Clio et de Mégane envoyées à la casse pour une histoire de connecteurs… Un véritable cauchemar logistique et financier pour le constructeur français.

Broadcom, le « chasseur de brevets » récidiviste

Broadcom n’en est pas à son premier coup d’essai. Tel un shérif de la Silicon Valley, l’américain a déjà fait trembler BMW, Mercedes, Toyota et même Tesla. En 2018, le groupe Volkswagen avait fini par signer un chèque pour éviter un procès interminable.

La suite du feuilleton : Appel ou transaction ?

Renault a immédiatement annoncé son intention de faire appel. Cependant, l’appel n’étant pas suspensif, la marque est engagée dans une course contre la montre.

Pour les observateurs, l’issue la plus probable reste un arrangement financier discret. Renault préférera sans doute payer une licence coûteuse à Broadcom plutôt que de voir ses deux modèles phares bannis du premier marché automobile européen.

Au Maroc, où la Clio reste une icône nationale, l’affaire est suivie de près : rassurez-vous, nos Clio locales ne sont pas concernées par ce blocage juridique, mais cela prouve qu’en 2026, la guerre automobile se gagne autant dans les tribunaux que sous le capot.