La tenue du Grand Prix du Qatar de MotoGP en avril semble désormais « très difficile » en raison du conflit qui touche la région du Golfe. C’est ce qu’a déclaré Carmelo Ezpeleta, le patron du championnat, ce mercredi. Cette situation instable accentue également les doutes concernant les prochaines courses de Formule 1 prévues dans les pays voisins.
Un calendrier international sous pression
Initialement, la course nocturne sur le circuit de Lusail devait se dérouler du 10 au 12 avril. Or, ce même week-end, la Formule 1 est censée se produire à Bahreïn. Actuellement, la fermeture de plusieurs aéroports dans la région, notamment à Doha et Manama, complique lourdement la logistique des écuries. Une décision sera prise rapidement par les instances dirigeantes après des discussions constantes avec les autorités qataries.
En effet, Carmelo Ezpeleta a souligné qu’un « Plan B » est toujours envisageable, même si un remplacement par un autre pays est exclu. Par conséquent, le rendez-vous de Doha pourrait être reporté plus tard dans l’année. Cette option a déjà été choisie par le Championnat du Monde d’Endurance (WEC), qui a reporté son ouverture de saison au Qatar à une date indéterminée.
La sécurité avant la compétition selon Marc Márquez
Malgré l’enjeu sportif, la sécurité reste la priorité absolue des pilotes. Présent lors d’un événement promotionnel, le champion du monde Marc Márquez a affirmé que l’aspect humain primait sur la course. Selon lui, l’annulation ou le report de cette étape qatarie est secondaire face aux événements dramatiques que traverse la région.
De son côté, la Formule 1 surveille de très près l’évolution de la situation à Bahreïn et en Arabie Saoudite. Pour l’instant, les organisateurs du circuit de Sakhir continuent leurs préparatifs opérationnels. Cependant, le calendrier mondial est impacté par ces tensions géopolitiques imprévues.
En attendant, le paddock de la MotoGP se dirige vers le Brésil puis les États-Unis. Ce délai sera utilisé par les responsables pour évaluer la faisabilité du voyage dans le Golfe. « Nous savons créer des calendriers de secours », a conclu Ezpeleta avec une pointe d’ironie, tout en promettant une réponse définitive dans les plus brefs délais.
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