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Pétrole : La menace d’un baril à 150 dollars plane sur l’économie mondiale

Pétrole à 150$ : Le cri d'alarme du Qatar

Le marché mondial du carburant entre dans une zone de turbulences sans précédent. Suite à l’intensification du conflit au Moyen-Orient, le ministre qatari de l’Énergie, Saad al-Kaabi, a lancé un avertissement sévère : le prix du pétrole pourrait bondir à 150 dollars le baril d’ici deux à trois semaines. Actuellement, le cours du Brent a déjà atteint son plus haut niveau depuis 2023, s’établissant à 93,04 dollars. Cette flambée historique est alimentée par la crainte d’une paralysie totale des exportations d’énergie en provenance du Golfe.

Un arrêt imminent des exportations d’énergie

La situation est critique pour les pays producteurs de la région. En effet, le Qatar, deuxième producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), a été contraint de déclarer l’état de force majeure après une attaque de drone sur ses installations de Ras Laffan. Par ailleurs, Saad al-Kaabi estime que tous les exportateurs du Golfe pourraient être obligés de stopper leur production dans les jours à venir. La sécurité des employés est placée au sommet des priorités, entraînant l’évacuation de milliers de travailleurs des zones à risque. En conséquence, les chaînes d’approvisionnement mondiales pourraient s’effondrer rapidement.

Le détroit d’Hormuz au cœur de l’impasse

L’envolée vers les 150 dollars dépend principalement de la navigabilité du détroit d’Hormuz. Ce passage vital, par lequel transite un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz, est devenu extrêmement dangereux. De plus, bien que le président américain Donald Trump ait promis des escortes navales, de nombreux armateurs refusent désormais de risquer leurs navires. Une réduction drastique du trafic maritime est observée depuis le début des hostilités. Tant que les combats se poursuivent, le transit par le détroit restera perçu comme une menace majeure pour les tankers.

Onde de choc sur les prix à la pompe au Maroc

Alors que Goldman Sachs prévient que le brut pourrait dépasser son record historique de 2008 si le détroit reste fermé, le marché national marocain n’échappe pas à cette pression internationale. Le Maroc subit déjà une hausse notable des tarifs depuis le début de l’année 2026. Par rapport aux prix de janvier, le coût du gasoil a bondi de plus de 0,84 DH, tandis que l’essence a grimpé de plus de 0,60 DH. Une vigilance particulière est observée sur les tarifs affichés à Casablanca qui, au 5 mars 2026, s’établissaient en moyenne à 10,80 DH pour le gasoil et 12,49 DH pour l’essence.

De ce fait, ces montants peuvent varier légèrement selon les compagnies pétrolières. Pour suivre en temps réel l’intégralité des tarifs pratiqués dans le Royaume, nous vous invitons à consulter notre Baromètre du Carburant au Maroc.