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F1 : Vers une annulation des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite sans remplacement

L'avenir des Grands Prix de Bahreïn et d'Arabie saoudite en suspens

Selon des informations rapportées par Reuters, la compétition automobile mondiale pourrait voir son calendrier 2026 amputé de deux manches majeures. Les tensions géopolitiques actuelles au Moyen-Orient compromettent sérieusement la tenue des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie saoudite. Si ces annulations sont confirmées, le championnat de la F1 2026 passerait de 24 à 22 épreuves sans remplacement prévu. Plusieurs responsables du paddock ont indiqué ce vendredi à Melbourne que cette réduction est désormais l’issue la plus probable.

Un blocus logistique insurmontable

En effet, les attaques de drones et de missiles ont visé plusieurs capitales de la région. Cette situation rend l’organisation de tels événements internationaux impossible pour le moment. De plus, les principaux aéroports du Golfe demeurent fermés pour des raisons de sécurité évidentes. Par ailleurs, un report de ces courses est jugé extrêmement complexe par les instances dirigeantes. Les températures estivales dans le désert sont trop élevées pour envisager un décalage en milieu d’année. Par conséquent, les créneaux disponibles dans le calendrier actuel pour ce sport mécanique sont quasi inexistants.

L’impasse des circuits de remplacement

Le remplacement de ces dates par des circuits européens comme Imola, Le Castellet ou Portimão constitue un défi colossal. Déplacer l’ensemble de l’infrastructure de la discipline reine en un temps record s’avère irréaliste sur le plan pratique. En revanche, un calendrier réduit à 22 courses permettrait de respecter les obligations commerciales fondamentales. Bien que cela réduise les revenus globaux, cette option soulagerait les équipes face à un rythme de voyage épuisant. La sécurité des personnels est mise en avant par la FIA comme la priorité absolue.

Des liens stratégiques mis à l’épreuve

Les liens entre la F1 et les nations du Golfe sont profonds, tant au niveau du sponsoring que de l’actionnariat. Bahreïn est notamment le propriétaire de l’écurie McLaren. Toutefois, un précédent historique existe déjà pour la scène des moteurs. En 2011, le Grand Prix de Bahreïn avait été annulé sans être reprogrammé suite à des troubles internes. Une réunion décisive entre Stefano Domenicali et les directeurs d’écuries est prévue ce samedi en Australie pour trancher la question.