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Tout savoir sur MADRING, le nouveau circuit du Grand Prix d’Espagne 2026

F1 : tout savoir sur MADRING, le nouveau circuit du Grand Prix d’Espagne 2026

Le Grand Prix d’Espagne ouvre un nouveau chapitre ce week-end avec les débuts de MADRING au calendrier de la Formule 1. Ce nouveau circuit madrilène accueillera les monoplaces de Formule 1 pour la première épreuve de la discipline reine dans la région de Madrid depuis quarante-cinq ans.

Conçu autour du centre d’expositions IFEMA et du secteur de Valdebebas, ce circuit hybride de 5,414 kilomètres compte 22 virages. Les pilotes s’affronteront sur une distance de 57 tours. Aucun record du tour n’existe encore en Formule 1 sur ce tracé, dont les premiers repères chronométriques devront être confirmés en piste.

Un tracé entre dénivelés, virages rapides et zones techniques

La section la plus impressionnante du complexe madrilène réside dans le virage 12, baptisé « La Monumental ». Cette courbe semi-circulaire de près de 548 mètres présente un banking pouvant atteindre 24 %, ce qui en fait le plus long virage incliné du calendrier. Les concurrents passeront près de six secondes dans cette trajectoire inspirée par l’univers des arènes madrilènes, sous le regard de 45.000 spectateurs installés dans les tribunes environnantes.

Le tracé se distingue aussi par des variations de relief marquantes pour une étape urbaine. La Subida de las Cárcavas propose une montée à 8 % menant au point culminant du circuit à 697 mètres d’altitude. Cette ascension débouche immédiatement sur « El Búnker », un enchaînement de virages en aveugle nommé en hommage aux fortins historiques de la guerre civile espagnole, avant de rejoindre le secteur rapide des Enlazadas de Valdebebas.

Des zones de freinage propices aux dépassements et à la gestion d’énergie

Le tracé espagnol ne se limite pas à sa topographie atypique et offre de multiples opportunités de dépassement. Au bout de la ligne droite principale de 589 mètres, le freinage du premier virage offrira une première occasion d’attaque. La portion de Ribera del Sena s’impose comme la plus longue ligne droite du circuit avec ses 837 mètres, autorisant des vitesses de pointe estimées à 340 km/h. La zone de freinage du virage 20 à l’approche de l’IFEMA constitue un autre point chaud pour les attaques tardives.

La récupération d’énergie et la gestion du système hybride devraient aussi peser dans les stratégies, surtout dans les longues phases d’accélération et les gros freinages. La précision dans le franchissement des chicanes obligera les pilotes à frôler les murs pour conserver de la vitesse tout en optimisant la récupération et l’utilisation de l’énergie hybride.

Ce nouvel événement s’inscrit aussi dans un accord à long terme couvrant la période de 2026 à 2035. Le circuit dispose d’une capacité initiale d’environ 120.000 spectateurs par jour, avec une fréquentation cumulée attendue proche de 350.000 personnes sur le week-end.

Le retour de la Formule 1 dans la capitale après l’ère du Jarama

La région de Madrid retrouve la catégorie reine du sport automobile quarante-cinq ans après sa dernière apparition sur le circuit du Jarama. Situé à trente kilomètres au nord de la capitale, le tracé du Jarama avait accueilli neuf éditions du championnat du monde entre 1968 et 1981, marquant l’histoire de la compétition.

Le passé madrilène conserve le souvenir de deux exploits mémorables de l’histoire du sport automobile. En 1974, le pilote autrichien Niki Lauda y décrochait la première victoire de sa carrière en Formule 1 au volant de sa Ferrari, avec 35,610 secondes d’avance sur Clay Regazzoni. Quelques années plus tard, en 1981, le Canadien Gilles Villeneuve y signait son ultime succès en F1 après une remarquable démonstration défensive, retenant quatre poursuivants dans sa traîne pour franchir la ligne avec un écart global de seulement 1,24 seconde sur le cinquième.