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Hyundai met le cap sur 2028 pour la conduite autonome

Hyundai met le cap sur 2028 pour la conduite autonome

Hyundai Motor Group vise 2028 pour intégrer ses premières fonctions de conduite autonome de niveau 2+ dans des véhicules de série. Le groupe sud-coréen prévoit une montée progressive de ses technologies, avec un premier objectif au premier semestre 2028, puis des modèles de niveau 2++ attendus au second semestre de la même année.

Cette feuille de route repose sur une stratégie à deux volets. Hyundai entend d’abord intégrer la plateforme de calcul embarquée et le logiciel de conduite autonome de NVIDIA dans son architecture de véhicule défini par logiciel. En parallèle, le groupe poursuit le développement d’Atria AI, son système interne d’intelligence artificielle appliqué à la conduite autonome, avec des véhicules de niveau 2++ visés pour le second semestre 2029.

Hyundai Motor Group vise 2028 pour intégrer ses premières fonctions de conduite autonome.
Hyundai Motor Group vise 2028 pour la conduite autonome.

NVIDIA en 2028, Atria AI en 2029

Le premier volet de cette stratégie doit permettre d’accélérer l’arrivée de fonctions avancées d’aide à la conduite dans les véhicules de série. Les modèles équipés de technologies basées sur les solutions NVIDIA sont visés pour le premier semestre 2028 en niveau 2+, avant une évolution vers le niveau 2++ au cours du second semestre.

Hyundai prévoit aussi une standardisation progressive des systèmes de capteurs utilisés par Hyundai Motor, Kia, 42dot et Motional autour de NVIDIA DRIVE Hyperion 10. Cette harmonisation doit faciliter la collecte et l’exploitation des données nécessaires à l’entraînement et à la validation des systèmes d’intelligence artificielle.

Le second volet concerne Atria AI, développé par la division Advanced Vehicle Platform du groupe et par 42dot. Ce système de conduite autonome de bout en bout doit permettre à Hyundai de renforcer ses capacités internes à long terme. Des véhicules de série équipés d’Atria AI en niveau 2++ sont visés pour le second semestre 2029.

Data Flywheel, données réelles et validation continue

Le dispositif Data Flywheel occupe une place centrale dans cette feuille de route. Il repose sur un cycle de collecte de données, d’entraînement des modèles d’intelligence artificielle, de validation, puis de déploiement de nouvelles versions dans les véhicules. Les résultats obtenus sont ensuite utilisés pour produire de nouvelles données et améliorer les systèmes.

Hyundai Motor et Kia vendent plus de 7 millions de véhicules par an dans environ 190 pays et régions. Cette présence mondiale peut donner au groupe un point de départ important pour la collecte de données. Toutefois, le programme repose aussi sur environ 40 véhicules dédiés, utilisés pour collecter des situations de conduite réelles, notamment les zones de travaux, les mauvaises conditions météo, les changements de voie brusques, les routes étroites et les situations urbaines complexes.

Plusieurs outils sont intégrés à ce processus. Le Hard Example Mining sert à repérer les situations difficiles à interpréter pour l’intelligence artificielle. Le Continuous Training Pipeline permet d’intégrer régulièrement de nouvelles données dans l’entraînement des modèles. La validation virtuelle reconstruit certaines scènes en trois dimensions pour tester les systèmes dans des conditions difficiles à reproduire sur route. Hyundai intègre également un Special Event Recorder, chargé d’enregistrer les événements importants rencontrés pendant la conduite autonome.

VLA et tests de niveau 4 en Corée du Sud

Le groupe travaille aussi sur une technologie Vision-Language-Action, ou VLA. Cette approche associe la reconnaissance visuelle, le raisonnement basé sur le langage et la génération d’actions. Elle doit aider les systèmes de conduite autonome à traiter des situations rares ou difficiles à interpréter.

La technologie VLA est actuellement en phase de validation par simulation. Le lancement du processus complet de développement, avec des essais sur véhicules réels, est prévu entre la fin de 2026 et le début de 2027. Les problèmes relevés dans des environnements réels doivent ensuite être réintégrés dans les cycles d’apprentissage et de validation.

Un projet pilote de conduite autonome de niveau 4 doit également être lancé d’ici la fin de l’année à Jeonnam-Gwangju Special Metropolitan City, en Corée du Sud. Il sera mené en partenariat avec le ministère coréen de la Terre, des Infrastructures et des Transports. Des véhicules équipés d’Atria AI seront testés dans des conditions de circulation réelles, avec des situations plus variables que sur piste fermée.

Les données recueillies dans ce cadre doivent alimenter le Data Flywheel. Elles serviront à améliorer les aides à la conduite de série de niveau 2+ et à poursuivre la validation de capacités autonomes plus avancées, sans préjuger d’un déploiement immédiat du niveau 4 sur des véhicules de production.