Renault et les organisations syndicales espagnoles ont conclu un accord préliminaire destiné à sécuriser plus de 6.000 emplois directs, ouvrant la voie à la fabrication de voitures électriques. L’entente pour assembler cinq nouveaux modèles dans les usines de Valladolid et de Palencia, trouvée tard mardi soir, doit encore être ratifiée par les syndicats.
Le plan industriel prévoit précisément la fabrication de deux modèles à batterie et de trois versions hybrides en Espagne. Ainsi, il permettra au constructeur français de produire pour la première fois ces technologies propres dans la péninsule ibérique, tout en confortant l’avenir de ses deux sites.
L’accord couvre la période allant de 2026 à 2028. Il porte notamment sur les salaires, la flexibilité, l’emploi et plusieurs volets sociaux. Ses conditions reprennent fidèlement les éléments présentés par Renault lors d’une réunion organisée le 7 mai.
Plus de 6.000 emplois directs concernés à Valladolid et Palencia
Dans le cadre de cet accord préliminaire, Renault s’engage à plafonner le nombre de samedis travaillés. Le constructeur a également accepté de développer un futur protocole relatif au contrôle des températures, ainsi que d’autres améliorations des conditions de travail dans ses usines espagnoles.
Le site de Valladolid voit son avenir industriel renforcé par l’attribution de nouveaux véhicules. Cependant, l’usine de Palencia doit connaître une évolution importante avec l’arrivée de la nouvelle plateforme électrique RGEV Medium 2.0, dévoilée en mars dans le cadre du plan stratégique futuREady.
Cette structure doit accompagner la production des premiers modèles branchés de la marque dans la péninsule ibérique. La mise en fabrication de ces véhicules constitue un changement notable pour les activités espagnoles du groupe, jusqu’ici principalement orientées vers d’autres types de motorisations.
L’accord a été accueilli comme une étape cruciale après plusieurs semaines de discussions intenses avec les représentants du personnel. Par ailleurs, Reyes Torres, directrice des ressources humaines de Renault en Espagne, a souligné que cette entente renforçait le rôle des usines dans la transformation vers la mobilité propre.
L’Espagne au cœur du plan industriel de Renault
Le choix de Renault confirme le poids croissant de l’Espagne dans l’industrie automobile européenne. Le pays reste le deuxième producteur de véhicules du continent derrière l’Allemagne, avec 2,27 millions d’unités fabriquées en 2025.
Ces dernières années, la péninsule a cherché à attirer de nouveaux investissements grâce à des aides publiques, ainsi qu’à des coûts de main-d’œuvre et d’énergie compétitifs. Le développement des énergies renouvelables contribue également à renforcer son attractivité pour les projets d’électrification.
Pour Renault, l’accord conclu avec les syndicats permet de maintenir une base industrielle importante dans le pays tout en préparant l’avenir. Les usines de Valladolid et de Palencia devront désormais accueillir cinq modèles supplémentaires, dont deux électriques et trois hybrides, pendant la période couverte par l’accord.
Toutefois, la mise en œuvre définitive du plan dépend encore de la validation formelle du texte par les différentes organisations syndicales. Une fois cette étape franchie, Renault pourra engager le déploiement industriel prévu entre 2026 et 2028 dans ses deux complexes espagnols.
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