Réduire les embouteillages de 25 % grâce à une simple lumière blanche : c’est le pari que Rome envisage de relever en testant un quatrième signal aux carrefours urbains. Ce feu blanc, conçu pour dialoguer avec les véhicules autonomes, pourrait transformer en profondeur la gestion du trafic en ville.
Selon les informations relayées par BFMTV, ce dispositif marque une rupture majeure avec le traditionnel triptyque tricolore. Luigi Di Matteo, responsable technique de l’Automobile Club d’Italia (ACI), détaille cette vision dans un article publié sur le site Roma Servizi per la Mobilità. Le projet attend encore une validation officielle mais l’idée séduit déjà les urbanistes.
Une technologie au service des flux automatisés
Dans ce sillon, le principe de fonctionnement s’avère particulièrement innovant pour les usagers de la route. La lumière s’active uniquement lorsqu’une quantité suffisante de voitures intelligentes arrive à une intersection. L’intelligence artificielle prend alors les commandes pour synchroniser les passages sans aucune intervention humaine.
Qui plus est, les conducteurs de modèles classiques doivent simplement calquer leur comportement sur le véhicule placé devant eux. L’automobiliste ne guette plus le passage au vert mais se laisse guider par le rythme du peloton. Cette méthode simplifie radicalement la prise de décision lors des phases de forte densité.
Des gains mathématiques pour la mobilité urbaine
Pour autant, cette révolution ne se limite pas à un simple changement de couleur. Les recherches scientifiques indiquent que cette phase automatisée élimine les arrêts inutiles aux intersections. Cette fluidité retrouvée permet de gagner un temps précieux durant les trajets quotidiens les plus saturés.
Dans le même temps, l’impact environnemental de cette mesure s’annonce significatif. Une circulation plus régulière entraîne une baisse immédiate de la consommation de carburant. Les émissions de CO2 diminuent logiquement puisque les moteurs subissent moins de phases d’accélération brutale après un arrêt prolongé.
Vers une transformation globale de la voirie
Dans ce même élan, d’autres projets technologiques explorent des pistes complémentaires pour sécuriser la route. La start-up française Mondial étudie par exemple l’usage d’un signal bleu pour communiquer avec les flottes connectées. Cette diversification des codes visuels traduit une ambition claire. La signalétique urbaine se réinvente pour accompagner les nouvelles formes de mobilité.
La protection des usagers vulnérables reste une priorité absolue dans ces nouveaux aménagements. Plusieurs pays ont déjà autorisé l’expérimentation de décomptes numériques sur les feux piétons. Ces afficheurs indiquent le temps d’attente restant pour sécuriser les traversées en centre-ville.
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