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Allemagne : le gouvernement envisage de réduire de 14 centimes la taxe sur l’essence

Allemagne : le gouvernement envisage de réduire de 14 centimes la taxe sur l’essence

Face à la hausse des prix du carburant, le gouvernement allemand étudie plusieurs mesures pour réduire la facture à la pompe. Selon des informations publiées par le quotidien Bild, une baisse de la taxe sur l’énergie appliquée à l’essence ainsi qu’un mécanisme de plafonnement des prix sont actuellement à l’étude.

Les discussions interviennent dans un contexte de tensions persistantes sur le marché pétrolier. Deux sources proches des négociations ont confirmé que les échanges se poursuivaient au sein du gouvernement et que le financement des mesures envisagées restait une question ouverte.

Une baisse de 14 centimes par litre à l’étude

La principale mesure rapportée par Bild porterait sur une réduction de 0,14 euro par litre de la taxe sur l’énergie appliquée à l’essence. À ce stade, aucune décision définitive n’a été annoncée et les modalités précises du dispositif restent en discussion.

Le gouvernement étudie également un mécanisme de plafonnement du prix de l’essence. Son niveau évoluerait en fonction du cours du pétrole, tandis que le projet doit encore être discuté avec les dirigeants des Länder allemands.

Le financement constitue l’un des principaux points encore ouverts. Deux sources informées des discussions ont indiqué à Reuters que les négociations se poursuivaient. Ces pistes s’ajoutent à d’autres mesures débattues ces derniers jours en Allemagne pour limiter l’impact de la hausse des prix énergétiques sur les consommateurs.

Les approvisionnements saoudiens vers l’Europe perturbés

Les discussions allemandes interviennent au moment où les raffineurs européens doivent aussi composer avec une baisse des approvisionnements saoudiens. Saudi Aramco a informé au moins deux clients européens qu’aucun brut ne leur serait attribué le mois prochain dans le cadre de leurs contrats à long terme. Selon les personnes citées par Bloomberg, cette décision concerne les acheteurs européens.

L’oléoduc Est-Ouest saoudien a été arrêté après une attaque de drones la semaine dernière. Aramco travaille à une reprise partielle dans les prochains jours, avec un retour à pleine capacité envisagé dans un délai d’environ six semaines. L’absence des volumes normalement prévus dans les contrats européens accroît les besoins en cargaisons de remplacement. Le groupe polonais Orlen a notamment cherché des approvisionnements alternatifs, tandis que le Dated Brent a dépassé 130 dollars le baril à un moment cette semaine.

Aramco a parallèlement proposé des cargaisons au comptant à des clients asiatiques via le golfe Persique. Cette solution apporte peu de souplesse aux raffineurs européens : pour rejoindre le continent, ces volumes doivent soit passer par la mer Rouge, où la navigation reste exposée aux attaques, soit contourner l’Afrique, un trajet d’environ cinq semaines. Les raffineries européennes reçoivent habituellement le brut saoudien via le port égyptien de Sidi Kerir. En juin, les pays européens de l’OCDE avaient importé 577.000 barils par jour de brut saoudien, selon l’Agence internationale de l’énergie.