Notre rédaction publie aujourd’hui son rapport trimestriel sur le marché des hydrocarbures pour le premier trimestre 2026. Le prix du carburant a enregistré une hausse continue à Casablanca entre les mois de janvier et avril. Cette dynamique reflète un contexte international lourdement perturbé par l’instabilité géopolitique. Les tensions croissantes au Proche-Orient provoquent une envolée des cours du pétrole brut sur les marchés mondiaux.
Une évolution tarifaire marquée au premier trimestre
Début janvier, le litre de Gasoil s’affichait à 9,91 DH dans la capitale économique. Cependant, ce tarif atteint 14,54 DH au mois d’avril selon les distributeurs, soit une augmentation de plus de 4,50 DH par litre. Du côté du sans-plomb, l’Essence passe d’environ 11,84 DH à plus de 15,50 DH sur la même période.
Par ailleurs, le baromètre compare les politiques tarifaires de six réseaux majeurs pour observer la réactivité du marché. Les écarts entre les stations-service à Casablanca restent minimes au fil des semaines. La hausse s’applique de manière presque identique chez l’ensemble des opérateurs nationaux.
Le surcoût mensuel pour l’automobiliste
La traduction de ces chiffres en coût réel illustre l’effort financier demandé aux citoyens pour un plein de 50 litres. Au début de l’année, le plein de Gasoil coûtait 495,5 DH contre environ 725,5 DH en avril, soit un saut de 230 DH. Pour un véhicule roulant à l’Essence, la dépense passe de 592 DH à 772,5 DH, représentant un écart de 180,5 DH par passage à la pompe.
Désormais, la facture s’alourdit considérablement pour un usage nécessitant deux pleins mensuels. Le budget bimensuel d’une voiture diesel grimpe de 991 DH à 1.451 DH, soit un surcoût direct de 460 DH chaque mois. Concernant l’Essence, cette dépense passe de 1.184 DH à 1.545 DH, générant une charge supplémentaire de 361 DH pour le conducteur.
La logistique et la règle du « Kilomètre 0 »
La position géographique de la station détermine aussi le montant payé par le client final. L’étude s’appuie sur la logique du « Kilomètre 0 », fixant Mohammedia comme épicentre de la logistique pétrolière nationale. Ce point d’entrée stratégique sert de base pour mesurer l’impact de la distance sur les tarifs pratiqués.
Ainsi, le rapport sélectionne trois villes témoins pour démontrer concrètement cette réalité géographique. Les prix augmentent mécaniquement vers Casablanca située à +26 km, Tanger à +321 km, et Agadir distante de +479 km. Le document complet, disponible en téléchargement, permet de comprendre ces disparités régionales de manière totalement objective.
Audi RS 5 sur les routes de Marrakech