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F1 : Charles Leclerc triomphe à Silverstone lors d’un Grand Prix de Grande-Bretagne à rebondissements

F1 : Charles Leclerc triomphe à Silverstone lors d'un Grand Prix de Grande-Bretagne à rebondissements

Charles Leclerc a remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne ce dimanche au volant de sa Ferrari, franchissant la ligne d’arrivée derrière la voiture de sécurité après une fin de course agitée. Pendant ce temps, le leader du championnat du monde de Formule 1, Kimi Antonelli, a vécu une course difficile en terminant hors des points pour la deuxième fois en trois courses. Ce dénouement permet à la concurrence de réduire l’écart au classement général de la compétition.

Le 250e succès de Ferrari et un podium indécis

D’abord, la Scuderia Ferrari a célébré sa 250e victoire dans la discipline reine sur le tracé de Silverstone, là où le championnat du monde est né en 1950. Cette performance s’est déroulée devant une foule de 175.000 spectateurs réunis le jour de la course. La fin de l’épreuve a été perturbée par la sortie de piste de Max Verstappen à quatre tours du but, provoquant l’intervention définitive de la voiture de sécurité. Cet incident a permis à George Russell de cueillir une heureuse deuxième place pour Mercedes.

De plus, Lewis Hamilton a complété le podium à domicile en décrochant la troisième position pour le compte de Ferrari. Le septuple champion du monde a surmonté une pénalité de cinq secondes pour un départ anticipé et a été blanchi par les commissaires à l’issue d’une enquête pour non-respect présumé des drapeaux jaunes. Le Britannique aurait pu s’emparer de la deuxième place, mais la décision de son équipe de lui faire observer un arrêt aux stands sous régime de neutralisation l’a relégué derrière Russell. Ce dernier avait déjà effectué deux arrêts avant l’apparition de la voiture de sécurité, dont un deuxième en raison d’une lente crevaison. Lando Norris a quant à lui hissé sa McLaren au quatrième rang.

Charles Leclerc a exprimé son soulagement après avoir signé son premier succès depuis la saison 2024 : « C’est un sentiment incroyable. Malheureusement, la fin n’a probablement pas été comme je l’avais rêvée. Ce n’était pas génial pour les fans autour du circuit, mais à l’intérieur du casque, j’étais content qu’il n’y ait pas de relance afin de maintenir cette victoire. »

Le calvaire mécanique de Kimi Antonelli

Cependant, les espoirs du poleman italien ne se sont pas envolés dès le départ de cette neuvième manche de la saison. Antonelli, vainqueur du Sprint la veille, a d’abord rétrogradé à la troisième place avant de revenir dans la course et de mener l’épreuve entre le 26e et le 36e tour. La dynamique s’est brisée à onze boucles du terme lorsqu’un passage sur le vibreur au virage de Copse a entraîné une défaillance de la protection du pneu avant gauche. Son écurie l’a immobilisé à deux reprises pour changer l’aileron avant puis retirer les débris accumulés sur sa monoplace.

Le jeune pilote de 19 ans a finalement rallié l’arrivée en seizième position. Sa situation s’est encore aggravée après l’application d’une pénalité post-course de cinq secondes pour avoir dépassé les limites de la piste avec sa voiture endommagée. Au classement mondial, son avance fond à 25 points sur Russell, alors qu’elle était de 66 points après le Grand Prix de Monaco en juin, lorsqu’il avait signé une cinquième victoire consécutive. Antonelli totalise désormais 179 unités, devant Russell (154) et Hamilton (147). Du côté des constructeurs, Mercedes conserve les commandes avec 333 points face à Ferrari (255) et McLaren (179).

Le vainqueur du jour est revenu sur ce duel qui a tourné à son avantage : « Avec Kimi, la course allait être serrée. Il était très rapide quand il se rapprochait de moi. C’était très difficile de maintenir la première place. Puis j’ai entendu qu’il avait un problème, alors je me suis dit : « D’accord, maintenant j’ai un grand écart et cela devrait être facile. » »

Des incidents insolites et plusieurs faits de course

Par ailleurs, le peloton a été le théâtre d’événements très inhabituels tout au long de l’après-midi. Une voiture de sécurité virtuelle a été déployée au 22e tour en raison d’un grand parapluie envolé sur la trajectoire, forçant l’intervention d’un commissaire de piste. Un bogue informatique de la direction de course a également semé la confusion en affichant un message erroné annonçant la rentrée de la voiture de sécurité pour offrir une ultime boucle rapide aux pilotes. La FIA a confirmé ultérieurement que les procédures correctes avaient été suivies et que ce message était dû à une erreur de logiciel.

Derrière les leaders, Isack Hadjar s’est classé à une solide cinquième place au volant de sa Red Bull. Le Français devance les Racing Bulls de Liam Lawson et du rookie britannique Arvid Lindblad, venus compléter la zone des points. Gabriel Bortoleto s’est adjugé la huitième place pour Audi devant le duo Alpine constitué de Franco Colapinto et Pierre Gasly.

Oscar Piastri, pilote McLaren, a terminé au 11e rang après un contact avec Lawson dès le premier tour. Cet incident l’a contraint à passer par les stands pour changer son aileron avant, ce qui l’a fait reculer jusqu’à la 21e place en piste.